Samedi 7 août, Juliette se réveille, il est 12.30. Premières retrouvailles avec l'ordinateur. Premiers énervements avec ce clavier qui change du clavier américain dont je m'étais habituée (même plus le réflexe de mettre les accents, pfffffffffff).
Comment vous raconter mon retour? Assez complexe, j'avoue...
Bon, on va commencer par le début...
Arrivée à l'aéroport de Bâton-Rouge à 3.05PM, heure locale (certains d'entre vous dormaient déjà). Zéro stress malgré le poids énorme de ma valise...
J'arrive au guichet où tu pèses ta valise pour qu'il la mette dans la soute, je la pose sur la balance et là, c'est le drame! Ma valise pèse 86 pounds, soit 16 de plus que le poids maximum autorisé (70 pounds).
Résultat, je me retrouve en plein milieu de l'aéroport, à quatre pattes, en train d'essayer de fourrer des trucs dans ma housse de guitare (que j'avais emmenée) déjà pleine... Pitoyable!
Une fois la mission accomplie, je souffle un peu puis un Môsieur vient me chercher (j'étais un UM - accompagnée pendant le trajet), puis m'emmène vers mon vol... J'attends a peu près 3/4 d'heure, puis vient l'heure de partir... Les larmes montent au moment de monter dans l'avion... Nathalie et Julian me regardent partir, Julian me fait de grands coucous depuis le hall de l'aéroport... J'en fais de même...
L'avion décolle pour Houston, 3/4 d'heure de trajet, la moitié passée à pleurer en silence pour ne pas attirer l'attention...
Arrivée à Houston, on me récupère encore. C'est une dame, qui me propose immédiatement de me porter le sac énorme que j'ai dans les bras... Je refuse (j'ai ma dignité, moua!).
Elle doit, avant de m’emmener à mon prochain vol, récupérer un autre UM. Un mec, de mon âge, qui q répondu à ce que j’appelerai un « sourire de première approche » par un regard des plus méprisants… Pendant deux mois, j’me suis habituée au mépris, moua!
Puis je monte dans le deuxième avion, Houston-Amsterdam, le plus long.
Autant vous dire que je n’ai pas vu le temps passer… Y’avait à côté de moi une p’tite vieille bien sympa à qui j’ai fait la causette… On s’est raconté nos vies respectives, c’était sympa.
Arrivée à Amsterdam, il pleut. Beau cadeau d’arrivée. En plus, il fait froid. Manquait plus que ça!
A peine sortie de mon avion, on me récupère encore. Mon avion pour Lyon est relativement proche, on se dirige vers le terminal adéquat. Mon accompagnateur est bien sympa, il part très bien anglais et je comprends tout ce qu’il me dit (j’avais déjà testé l’accent hollandais en anglais).
Puis c’est le dernier vol. Pour Lyon.
Il passe très très vite (un peu plus d’une heure), sauf la dernière demi-heure où je passe mon temps à me ronger les ongles en pensant à mes parents qui m’attendent à l’aéroport.
En sortant de l’avion je me dirige pour récupérer mes bagages. Les hôtesses semblent m’avoir oubliée, je suis obligée de me débrouiller toute seule à porter une valise énorme de plus de 35 kilos (à roulettes, ouf) et une housse de guitare, avec en plus un sac à dos et un sac dans les bras, c’est l’horreur. Les gens rigolent de moi, sans pour autant songer à venir m’aider (aux USA, les gens auraient accouru).
Puis je me dirige vers la sortie, et là, c’est la surprise : il y a mes parents, mais aussi mes grands-parents, et mon meilleur ami qui m’attendent, avec des panneaux en carton avec inscrit en gros mon prénom. Je laisse tomber tous mes sacs par terre et vais les embrasser.
« ça y est, me dis-je, je suis arrivée ».